Sortez vos vestes de ski…

(JJ Durand – photo FerrF / www.sxc.hu) – On pensait déjà y avoir échappé, mais à partir de ce week-end, il arrive – l’hiver ! Ces prochains jours, les températures vont sensiblement baisser, il risque d’y avoir de la neige même en plaine et ensuite, le temps hivernal pourra bien s’installer pour tout le mois de février. Du moins, c’est ce que prévoient les spécialistes de la météo et après tout, il était temps que l’hiver arrive ! Après un marché de Noël sous la pluie et avec des températures clémentes, après un mois de janvier sans neige, l’hiver arrive maintenant pour le mois de février.

     www.wetter.de prévoit pour Strasbourg déjà un week-end assez frais avec des températures aux alentours de zéro degrés et en début de semaine, le thermomètre tombera dans le rouge pour y rester. Mais à partir de mardi, ce froid sera accompagné d’un beau soleil et c’est comme ça qu’on aime l’hiver. Les stations de ski, pas vraiment gâtées cette année, pourront espérer une belle fin de saison, tandis que les amateurs du carnaval alémanique devront s’habiller chaud – car le plus clair des festivités carnavalesques se situe à la mi-février et les météorologues estiment qu’il fera froid à ce moment-là, très froid.

     Le froid sera accompagné les premiers jours d’un méchant petit vent d’est qui vous donnera l’impression qu’il fasse plus froid qu’en réalité. Donc, à vos grosses vestes, à vos gants et au stick de protection des lèvres et ensuite – dehors ! Dans la nature ! Profitez de nos beaux paysages dans les Vosges et dans la Fôret Noire, faites du ski alpin ou nordique, rechauffez-vous devant un bon vin chaud ou café et vivez pleinement cette saison qu’on avait déjà presque oublié !

     Ce n’est pas le moment pour déprimer, mais le moment pour s’éclater dans la nature du Rhin Supérieur ! L’ensemble des jolis endroits en montagne est accessible par les transports publics et si vous vous passez de votre propre voiture, vous pourrez effectivement déguster le vin chaud ou «Jagertee» en Pays de Bade. Petit conseil : Sur la montagne du Feldberg et dans la région de Titisee, vous trouverez de magnifiques pistes de ski de fond qui vous feront découvrir notre région dans son plus beau habillage ! Hoplà !

Heute Basketball-Gala bei der SIG

(Pierre Max – Photo Hjetah / www.sxc.hu) – Am heutigen Samstag kommen die Basketball-Fans aus der Regio voll auf ihre Kosten. Im Strassburger Rhenus geht die Basketball-Gala schon am Nachmittag los und endet am Abend mit der Begegnung der SIG gegen Chalon/Saône, dem aktuellen Tabellen-Zweiten der Top-Liga PRO A. Doch bereits am Nachmittag wird toller Sport geboten, denn bereits um 14:45 Uhr spielen die Junioren der SIG und von Chalon/Saône gegeneinander, bevor es dann um 17:30 Uhr zum Pokalspiel der Frauen der SIG (zweite Liga, LF2) gegen Arras (erste Liga LFB) im 16tel Finale des französischen Pokals kommt.

     Die SIG, zurzeit 11. der Tabelle in der PRO A, muss auf der Hut sein. Zwar haben die Strassburger noch ein Polster auf die Abstiegszone, aber mit Chalon/Saône kommt ein enorm auswärtsstarkes Team nach Strassburg. Von sieben Spielen haben die Spieler um den in Sofia geborenen Ilian Evtimov fünf gewonnen und nur zweimal auswärts verloren. Im Moment belegt Chalon den zweiten Platz, der zur Teilnahme an der EuropaLeague berechtigt und sie werden alles daran setzen, wie im Hinspiel zu punkten. Im November kassierten die Strassburger Cracks eine klare 70:80 Niederlage in Chalons und brennen nun darauf, dieses Ergebnis umzudrehen.

      Die Frauen der SIG können sich ebenfalls gute Chancen auf das Erreichen des Achtelfinales des französischen Pokals machen. Zwar spielen sie gegen die klassenhöheren Frauen aus Arras, doch diese liegen in der 1. Liga auf dem vorletzten Platz und haben sicher nicht das psychologische Momentum. Wenn die Fans ins Strassburg entsprechend gute Stimmung machen, könnte alles für die SIG drin sein.

    Tickets für diesen Basketballtag erhält man sowohl an der Kasse wie auch im Internet unter sigbasket.fr! Für Basketballfreunde aus Baden ist das mal wieder eine gute Gelegenheit, Spitzen-Basketball satt zu erleben und zu zeigen, dass die Sportvereine der Regio auf alle Fans aus Baden und dem Elsass zählen können!

Les Bredelers donnent un concert pas comme les autres – ce soir à Haguenau

(JJ Durand – affiche Bredelers) – Vous ne connaissez pas le Bredelers ? Le groupe de musique le plus alsaciens de tous ? Alors, ce soir, à 20 heures à la Salle du Millenium à Haguenau, vous aurez l’occasion de combler cette lacune – les Bredelers y donnent un concert exceptionnel – qui sera enregistré sur DVD et qui vous donne la possibilité de participer à l’ambiance nécessaire pour que ce DVD soit une vraie réussite !

     Les Bredelers se sont immortalisés par le tube «Bom Bom Stand» et présentent maintenant leur nouvel album «GREETA». Cet album est un hommage aux serveuses dans les Winstub alsaciennes qui nous servent bière et vin, tout en étant franchement sympathiques. Comme les Bredelers, qui allient musique «Celtic Rock» et la langue alsacienne. Le succès leur donne raison, presque 20 000 personnes ont déjà visionné «Bom Bom Stand» sur leur site. Maintenant, les Bredelers se sont associés avec Jamie Clarke (ex-Pogues) pour sortir la version anglaise de «Bom Bom Stand», rebaptisé «Mini Mini Mum» – cela promet.

     Ce soir à Haguenau, lors du concert qui sera enregistré en DVD, l’ambiance est garantie, le groupe étant un vrai groupe de scène (plus de 200 concerts depuis 2006) habitué à chauffer les salles. Comme quoi, la transmission de la langue régionale ne se fait pas uniquement par le biais de receuils de poèmes ou dans les villages éloignés des villes, mais également par la musique rock et dans la bonne humeur.

     Déjà pour soutenir cette approche fraîche et sympathique, il convient de soutenir les Bredelers ce soir à Haguenau. Lorsque vous acheterez plus tard ce DVD, vous pourriez dire fièrement à vos amis, parents et enfants : «J’y étais !» On compte sur vous…

Les Bredelers
Vendredi 27 janvier 2012, 20 heures
Salle du Millénium à Haguenau
www.bredelers.com

Das wird knapper als erwartet…

(Pierre Max – Photo © Présidence de la République /  L. Blevennec) – Der erste Wahlgang der Präsidentschaftswahl in Frankreich wird spannender, als es noch vor einigen Wochen aussah. Der sozialistische Herausforderer François Hollande steht in den Umfragen bei 27 %, Amtsinhaber Nicolas Sarkozy (Photo) bei 23 % und die Chefin der rechtsextremen Front National, Marine Le Pen klettert auf 20 %. Wenig Aussichten auf den Einzug in die Stichwahl haben dagegen der Zentrums-Politiker François Bayrou (14 %), der Linke Jean-Luc Mélenchon (8 %) und die Grüne Eva Joly (4 %). Der Rest der Kandidaten dümpelt irgendwo zwischen 0,5 und 1 % der Stimmen.

     Plötzlich ist das Rennen wieder offen, nachdem es lange so aussah, als könnte es in der Stichwahl nur zum Duell Hollande – Sarkozy kommen, das nach den Umfragen relativ deutlich für François Hollande ausgehen würde. Doch wenn man bedenkt, dass zwischen den drei wichtigsten Kandidaten nur noch 7 % liegen, ist eigentlich alles möglich. Aus deutscher Sicht wäre dieses Duell beruhigend, denn sowohl Sarkozy wie Hollande dürften den aktuellen Kurs zwischen Paris und Berlin weiterführen – ganz anders sähe es aus, wenn sich Marine Le Pen durchsetzen würde, die einen strikt anti-europäischen Kurs vertritt. Was also würde passieren, wenn Nicolas Sarkozy im ersten Wahlgang auf den dritten Platz rutschen würde und es zu einer Stichwahl zwischen Hollande und Le Pen käme? Würde die konservativ wählenden Franzosen ihre Stimmen eher auf Hollande oder auf Marine Le Pen übertragen?

     Die Wahl des französischen Präsidenten wird eine große Auswirkung nicht nur auf Frankreich, sondern auf ganz Europa haben. Die Front National der Kandidatin Le Pen steht für Ausländerfeindlichkeit, Europafeindlichkeit und eine nationale Ausrichtung, die für das Zusammenleben der französischen Gesellschaft Gift wäre. Außerdem dürfte eine Präsidentin Le Pen tiefe Einschnitte in das französische Engagement für Europa durchführen, was Europa direkt in die nächste Krise führen dürfte.

     Umgekehrt kann es dem Rest von Europa eigentlich egal sein, ob der neue Präsident Nicolas Sarkozy oder François Hollande heißt. Beide stehen für den ewigen Wechsel UMP-PS, der die V. Französische Republik geprägt hat. Große Unterschiede zwischen den beiden Kandidaten gibt es eigentlich nur in der Energiepolitik – während Nicolas Sarkozy den bisherigen Atom-Kurs weiterführen würde, hat François Hollande angekündigt, im Falle seine Wahlsiegs zahlreiche Atomkraftwerke stilllegen zu wollen.

     Je näher der Wahltermin rückt, desto mehr rücken auch die Kandidaten in den Umfragen zusammen. Und ganz Europa drückt die Daumen, dass sich die Franzosen nicht „aus Versehen“ eine rechtsextreme Politikerin zur Präsidentin wählen.

Les services secrets allemands surveillent les élus de «Die Linke»

(KL – photo Pino Madeo / www.pixelio.de) – «C’est le monde à l’envers», disait le député national des «Die Linken» Gregor Gysi (photo) en apprenant que les services secrets allemands surveillaient systématiquement les membres du groupe au Bundestag, «c’est au Parlement de surveiller les services secrets et non pas au services secrets de surveiller les députés !» En effet, cette affaire de surveillance est en train de remplacer les discussions autour du Président Fédéral Christian Wulff dans les médias.

     C’est le ministre de l’intérieur Hans-Peter Friedrich (CSU) qui donnait la justification pour cette surveillance systématique : «Nous avons des informations que «Die Linke», par ailleurs sous surveillance depuis 1995, présente des tendances hostiles à la constitution.» Friedrich s’est ensuite lancé dans une comparaison qui allait susciter des réactions dans le conseil des ministres à Berlin en disant : «Il me semble aberrant que l’on puisse surveiller certains députés et d’autres non, à ce moment là, on devrait aussi arrêter immédiatement la surveillance des fonctionnaires du NPD.» Comparer les élus de «Die Linke», élus démocratiquement par la population aux fonctionnaires du parti d’extrême-droite NPD (qui n’a aucun siège au Bundestag) dépassait les limites du bon goût. Le NPD vient de faire la une puisque de hauts fonctionnaires du parti avaient soutenu un groupe terroriste ayant froidement abbatu 11 personnes issus de l'immigration.

     Pour Klaus Ernst, chef des «Die Linke», Friedrich a dépassé les bornes et quitté le consensus démocratique. Selon lui, Hans-Peter Friedrich n’est ainsi plus qualifié pour son poste et devrait, par conséquent, démissionner. La ministre de la justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP), à pour sa part qualifié cette surveillance «d’insupportable» en ajoutant que «le travail de députés élus démocratiquement ne peut pas être impacté par les services secrets», tout en invitant ces services secrets de revoir leurs priorités après que le «Verfassungsschutz» a du admettre d’énormes pannes lors de la surveillance de réseaux terroristes de l’extrême-droite, frôlant parfois la permissivité.

     Même son de cloche dans l’opposition dans le Bundestag. Si le chef du SPD Sigmar Gabriel s'est limité à demander «Ils n'ont pas mieux à faire ?», le chef du groupe des Verts au Bundestag Jürgen Trittin a trouvé des mots plus durs : «Aveugle à droite, stupide à gauche – ce gouvernement est une vraie perte dans la lutte contre l’extrémisme de droite !» Absurde : L’un des députés surveillés est le député des «Die Linke» Wolfgang Neskovic qui lui, fait partie de la commission de contrôle des services secrets au Bundestag. Gregor Gysi n’avait pas tort – c’est vraiment le monde à l’envers.

So sehen uns die Franzosen

(Pierre Max – Photo Martin Gapa / www.pixelio.de) – Die Deutsche Botschaft in Paris wollte es anlässlich des Deutsch-Französischen Tags genau wissen – sie beauftragte das Forschungs-Institut IFOP mit der Durchführung einer Studie, wie die Franzosen uns Deutsche sehen. Die Befragung von 1005 Personen wurde repräsentativ durchgeführt und gibt ein ziemlich genaues Stimmungsbild. Die gute Nachricht zuerst: Die Franzosen empfinden Deutschland als einen zuverlässigen Partner, den eine große Mehrheit als positiv empfindet. Die schlechte Nachricht direkt hinterher: Im Vergleich zu einer ähnlichen Umfrage aus dem Jahr 2003 betrachten nur noch 24 % (2003: 34 %) Deutschland als einen Freund – die Beziehung ist die einer kühlen Partnerschaft, die durchaus positiv empfunden wird, nicht aber die Herzen höher schlagen lässt.

     Ebenfalls positiv: Die Zeit scheint doch die Wunden zu heilen. Wenn sie an Deutschland denken, assoziieren immer weniger Franzosen das Land mit der dunklen Nazi-Zeit, heute steht vielmehr der Fall der Mauer und die Wiedervereinigung im Vordergrund. Das erklärt auch, warum heute 82 % der Franzosen ein gutes oder sehr gutes Bild von ihrem deutschen Nachbarn haben. Man mag sich, ohne sich zu lieben.

     Interessant waren auch die spontanen Assoziationen, die Franzosen haben, wenn sie das Wort „Deutschland“ hören. 22 % gaben „seriös und strikt“ an, 20 % dachten sofort an Angela Merkel, 12 % an „Disziplin, Organisation, Ordnung und Gradlinigkeit“, 10 % an „Arbeit“ und nur noch 6 % müssen beim Begriff „Deutschland“ an Hitler denken. Diese Werte deuten darauf hin, dass die Franzosen auch unsere Kanzlerin mit diesen Qualitäten verbinden – als ernsthafte Arbeiterin, die zusammen mit Frankreich auf gleicher Augenhöhe für Europa arbeitet, was sich immerhin 33 % der Franzosen wünschen.

     Schlechter schneiden da schon unsere Politiker ab. Nur 19 % der Franzosen meinen, dass die deutschen und französischen Politiker für die Annäherung zwischen beiden Ländern gearbeitet haben, was im Umkehrschluss bedeutet, dass 81 % der Ansicht sind, das dies nicht erfolgt ist.

     Und irgendwo schwingt in Frankreich immer noch ein wenig Misstrauen gegenüber dem Nachbarn mit – 81 % der Franzosen sind der Ansicht, dass sich Deutschland im Rahmen der Euro-Krise als das dominante Land in Europa positioniert hat. 62 % meinen, dass sich Frankreich am deutschen Wirtschafts- und Sozialmodell orientieren sollte und hierfür wünschen sich 75 % der Franzosen, dass das Arbeitsrecht zwischen Frankreich und Deutschland harmonisiert werden sollte, was 70 % auch von den Steuergesetzen möchten. Dabei denken die Franzosen sehr europäisch: 53 % wünschen sich, dass die Franzosen den deutschen Haushalt und umgekehrt die Deutschen den französischen Haushalt freigeben sollten und 42 % können sich eine gemeinsame deutsch-französische Armee vorstellen.

     Auch im Bildungsbereich wollen viele Franzosen die Annäherung zwischen beiden Ländern intensiviert sehen: 46 % sind für ein Pflicht-Schuljahr für französische Schüler in einer deutschen Schule und 41 % möchten, dass Deutsch landesweit an allen Schulen unterrichtet wird.

     Und wer weiß, wenn diese Dinge umgesetzt werden, dann schlägt vielleicht auch irgendwann die rationale und positive Zusammenarbeit wieder in eine richtige Freundschaft um – für die Zukunft Europas wäre das großartig! Sie können die gesamte Studie anschauen, wenn Sie HIER KLICKEN!

Elections imprévues en Sarre : Les enjeux d’une consultation électorale

(Par Alain Howiller – photo www.heiko-maas.de) – C'est finalement du plus petit des «länder» – la Sarre – que vient la plus grosse des surprises de ce début d'année : le gouvernement du Land sera remanié à l'issue de nouvelles élections qui vont avoir lieu dans les semaines (60 jours) qui viennent ! Exaspérée par les querelles qui secouaient une coalition originale composée de la «CDU», du «Parti Libéral – FDP» et des «Verts», mal remise d'une élection à la tête du gouvernement sarrois qu'elle n'avait gagné qu'au deuxième tour avec… 1 voix de majorité (!), Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU) a jeté l'éponge et a décidé, le jour de l'Epiphanie, de renoncer à sa couronne en mettant un terme à son gouvernement. Elle entendait soit conclure une nouvelle coalition, soit faire procéder à de nouvelles élections. C'est finalement cette dernière solution qui l'a emporté, faute d'un accord de gouvernement  entre la CDU et le parti social-démocrate SPD. Pourtant, les deux partenaires d'une possible  «grande coalition» sarroise avaient tenté de s'entendre avant de renoncer, après des heures de négociations dont deux heures de tête à tête entre la présidente sortante et Heiko Maas (photo), le Chef du SPD, à un accord et de laisser les électeurs décider du sort du land ! Lors de sa réunion du Jeudi 26 mars,le landtag de la Sarre a décidé de se dissoudre et d'organiser, comme prévu, de nouvelles élections le 25 Mars.

     Pourtant de l'aveu même des responsables des deux partis en négociations, ils étaient pratiquement… d'accord sur tout et si le «pacte de coalition» n'a pas pu être signé, c'est sans nul doute parce que les négociateurs n'avaient pas pu s'entendre sur celui (ou celle) qui conduirait le gouvernement ! Le peuple donc tranchera, étant entendu que l'objectif à atteindre, à travers ces élections, c'est de l'aveu même des protagonistes, de diriger le land au bénéfice clairement affiché d'une… grande coalition !

     La guerre des… «egos». D'ici là, la guerre des «egos» fera rage : Kramp-Karrenbauer et Maas espérent que les électeurs désigneront cette fois clairement un parti dominant qui aura ainsi la légitimité nécessaire pour imposer les axes de direction au futur gouvernement. Rien  ne dit que la démission du gouvernement sarrois intervenue le jour où Angela Merkel, chancelière mais aussi présidente de la CDU, et Philipp Rösler, Ministre de l'économie et de la technologie, mais aussi Président du Parti Libéral, tiraient les «rois» à Berlin, permettra à Annegret Kramp-Karrenbauer de gagner la compétition ainsi engagée !

     Certes la présidente sortante espère surfer sur une vague de sondages d'ailleurs plus  favorables à la Chancelière (63% des allemands sont satisfaits de son travail) qu'à la CDU (36% d'intentions de vote, soit +1 point), contre 29% au SPD (-1 point), 15% aux «Verts» et… 3% au FDP) pour l'emporter, mais rien n'est joué quant à un résultat qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat de Ministre-Présidente d'un land où la CDU avait régressé de  13% points lors des dernières élections régionales (en 2009) ! Rien n'est joué non plus quant à la composition de la future majorité : Oskar Lafontaine, le charismatique leader de «Die Linke» (ne l'appelle-t-on pas le «Napoléon de la Sarre» ?), qui avait obtenu 21,3% des voix en 2009 (le SPD en avait obtenu 24,5%), viendra-t-il bouleverser les pronostics en imposant autre chose que la grande coalition ? Où passeront les voix qui avaient bénéficié (9,2%) au FDP ? Que deviendra le parti des «Verts» qui n'avaient réuni que 5,9% des voix en 2009, mais qui a marqué des points aux élections régionales de l'année dernière : poursuivront-ils sur une lancée pourtant freinée, en septembre, lors des élections au sénat de Berlin où le «parti des pirates» (qui veut se présenter en Sarre) leur avait mangé de la laine sur le dos ?

     Berlin : un échec prémonitoire ? L'échec des «Verts» à Berlin avait conduit à une grande coalition : celle-ci est-t-elle prémonitoire pour les élections sarroises d'autant que le SPD a annoncé qu'il refuserait toute alliance avec «Die Linke» en Sarre ? Sera-telle prémonitoire de ce qui risque d'arriver au niveau fédéral lors des élections générales de l'automne 2013 et ce même si le SPD a affirmé qu 'il ne ferait pas alliance avec la CDU ? Une affirmation à laquelle -manifestement- Angela Merkel ne croit pas, selon le principe souvent vérifié en politique que «jamais ne veut jamais dire… jamais» !

     Certains n'oublieront pas le précédent d'il y a un an à Hambourg. Le président sortant CDU avait mis un terme à sa coalition avec les «Verts» pour essayer de trouver une nouvelle majorité. Il perdit les élections de février au profit du SPD, marquant ainsi la première des 5 (voire 6 si on estime que le résultat de Berlin n'a pas donné la victoire à la CDU mais a confirmé celle du SPD) défaites électorales (sur 7 élections régionales) enregistrées en 2011 par la CDU ! Le mois d'après, elle perdait le Baden-Württemberg au profit d'une alliance de gauche dirigée par les «Verts» ! L'année 2012 sera, il est vrai, moins riche en consultations électorales : elle sera donc moins risquée pour le gouvernement fédéral.

     Après la Sarre, le Schleswig-Holstein, en Mai. A vrai dire, le calendrier -il n'y aurait pas eu «l'accident» sarrois- ne prévoyait qu'une seule consultation qui doit avoir lieu le 6 Mai au Schleswig-Holstein, mené, à la suite d'un invraisemblable embroglio juridique que la Cour Constitutionnelle tranchera, par une coalition CDU-FDP. La cour saisie par les «Verts» et une association locale d'électeurs, est à l'origine de cette consultation qui se fera sur la base d'une nouvelle loi électorale. Les derniers sondages créditent la CDU de plus ou moins 34% des intentions de vote (contre 31,5% des voix lors des élections de 2009), le SPD de plus ou moins 32% (contre 25,4% en 2009), les «Verts» de plus ou moins 15% des intentions de vote (contre 12,4% voix). Le parti libéral, qui avait obtenu 14,9% des voix, le parti local d'électeurs (Südschleswiger Wählerverband qui avait 4 députés) et Die Linke (qui avait 6 sièges) ne seraient plus représentés. Si une large redistribution de voix paraît inévitable, les élections -en l'état- devraient s'ouvrir soit à une coalition «SPD-Verts», soit à une «grande coalition».

     Deux élections seulement en 2012, mais qui pourraient donner des orientations pour 2013 : à moins que, compte tenu de l'effondrement du parti libéral – constamment relevé par les élections régionales et les sondages – ou de la situation économique, la chancelière mette un terme à la coalition «CDU-CSU-FDP» au pouvoir pour provoquer des élections générales anticipées. Gerhard Schröder, le dernier chancelier à avoir tenté ce «coup de poker», avait perdu les élections. Et Angela Merkel a indiqué qu'elle entendait aller jusqu'au terme de son mandat… Mais… jamais… (voir plus haut!).

     En attendant le verdict des urnes, un premier sondage a souligné que le SPD recueillerait, en l'état, 38% des intentions de vote devant la CDU (34%), die Linke (13%), les Verts (6%) et le parti des Pirates avec 5%. 39% des sondés souhaiteraient une grande de coalition SPD-CDU conduite par le SPD. 43% des sondés souhaiteraient que le leader du SPD -Heiko Maas- devienne Ministre-Président de la Sarre. Le scénario d'il y a un an à Hambourg, se reproduirait donc et la CDU, après avoir provoqué la dissolution, serait battue à Saarbrücken, comme dans la capitale de la Hanse ! Le parti libéral n'obtiendrait pas les 5% de voix de voix pour revenir au landtag. En 2009, la CDU avait obtenu 34,5% des voix, le SPD 24,5% des voix, die Linke 21,3%, le parti libéral -FDP- 9,2% et les Verts 5,9%. Mais un sondage n'est pas une élection, les choses évolueront sans doute d'ici au 25 Mars, avec la campagne électorale.

Ich bin der Bundespräsident – Holt mich hier ‚raus!

(Pierre Max – Photo robertovm / www.sxc.hu) – Bundespräsident Christian Wulff ist im Moment schlechter dran als Deutschlands C-Promis im australischen Dschungelcamp. Genau wie diese muss sich Wulff zwar auch fast täglich durch eklige Prüfungen quälen, doch haben die Dschungel-Promis um Ailton, Brigitte Nielsen und Vincent Raven einen riesigen Vorteil, denn über sie wacht Doktor Bob, der dafür sorgt, dass aus eklig nicht gefährlich wird. Christian Wulff könnte einen solchen Doktor Bob dringend brauchen.

     Der Bundespräsident kommt nicht zur Ruhe, denn einige mediale Pit Bulls haben sich regelrecht in ihn verbissen und lassen sich einfach nicht abschütteln. Mittlerweile kann man das Gefühl bekommen, dass bestimmte Medien testen wollen, ob ihre Macht ausreicht, um einen Präsidenten zu stürzen. Bei den Auseinandersetzungen um die Frage, ob Christian Wulff als Präsident noch tragbar ist, geht es schon lange nicht mehr um die vermeintlichen Skandale, sondern darum, mit welchen publizistischen Möglichkeiten er zur Strecke gebracht werden kann.

     Erstaunt entdecken Medien wie die BILD-Zeitung, dass es Verflechtungen zwischen Politik und Wirtschaft gibt. Und plötzlich wird es zum „Skandal“, wenn ein Unternehmer einen Politiker aufs Oktoberfest einlädt, Journalisten bekennen öffentlich, dass Sie dafür bezahlen, wenn sie bei Freunden übernachten und es wird peinlich darauf geachtet, wer wann und wo welche Bonusmeilen verfliegt. Dass auch Journalisten der großen Medien derartige Vorteile tagtäglich genießen, fällt dabei unter den Tisch.

     Christian Wulff hatte das Pech, dass sein „Skandal“ in die mediale Saure-Gurken-Zeit zwischen Advent und der Wiederaufnahme der politischen Aktivitäten Ende Januar gefallen ist. Zwischen zwei Krisengipfeln der EU passte das Thema wunderbar in den Boulevard und als es begann, das Publikum zu langweilen, zogen diese Medien alle Register, um es auf Sparflamme weiter zu köcheln. Zum Beispiel durch Umfragen, die in Auftrag gegeben wurden, um sie hinterher wieder zu verarbeiten. So durfte man am letzten Wochenende lernen, dass 53 % der Bundesbürger der Ansicht sind, dass der Präsident seinen Hut nehmen müsse.

     Langsam wird die „Affäre Wulff“ zu einer Medienposse. Besonders eklig ist dabei, dass sich ausgerechnet die BILD-Zeitung zur Hüterin der moralischen Werte in Deutschland aufspielt. Dabei ist diese Zeitung gerade dabei, unsere Demokratie in eine Art Casting-Show zu verwandeln. Doch lassen sich Politiker zum Glück nicht durch Telefonvoting abwählen. Man muss allerdings befürchten, dass die Pit Bulls der Tagespresse nicht eher locker lassen, bis Christian Wulff diesen Satz ausspricht – „Ich bin der Bundespräsident – holt mich hier 'raus“.